L’objectif de la première semaine est de rejoindre Châtillon en Diois en passant par les hauts plateaux du Vercors, n’ayant pas eu le temps de gérer le site, resté tel que livré, je prévois de m’y poser quelques jours pour m’y mettre.

Jour 1 (Mardi 17 Aout 2021)

Je fini de trier et numériser les documents qui me seront utiles, je mets quelques factures sous enveloppes, une douche et au lit, la suite attendra demain matin. Demain matin ? non non, ce matin, il est déjà 1h30.

Le réveille sonne à 4h30, je suis déjà réveillé…    Petit dej en vitesse, je termine de ramasser les dernières babioles qui vont à la poubelle et direction containers.

Il fait encore nuit, j’ai le temps avant le départ à 6h. Arrivé à l’appartement je regarde l’heure 5h30 ! oupss, faut que je me dépêche, pas envie de partir trop tard au risque de rencontrer des gens qui vont vouloir discuter un peu, puis en rencontrer d’autres, puis d’autres….

Un coup de balais rapide (Désolé Christian), je mets en sacs des objets qui peuvent servir et je dépose tout ça dans l’atelier. Je donne une dernière fois à manger au chat, (A toi la suite, Anne-Marie)

Je retourne à l’appartement, je fini de faire mon sac , ben oui, j’ai dormi en mode bivouac matelas/duvet, vu que mon lit a été évacué hier. Je prend un litre d’eau avec moi, 1litre, c’est bien, 1 litre, c’est large..

Le sac sur le dos, je sors de l’appartement. Le jour commence à se pointer, faut pas traîner.Direction la tournée des boites aux lettres pour y déposer quelques factures, puis j’allume ma balise GPS et direction Pont En Royans en passant par la Goulandière et le Fil de la Bourne.

Arrivé à la Goulandière 2 h plus tard, j’en ai déjà plein les pattes, j’y étais jamais allé à pieds de Rencurel, et bien ça monte, ça monte et avec un sac à dos bien rempli, ça monte encore plus! Mais le temps est de la partie, couvert et frais.

 

Je regarde ma balise GPS…Ah, je l’ai pas activée

Note à moi même: Dès que j’ai un moment, je lis les notices de mes appareils.

Une pose avant de repartir, le paysage est bouché donc pas de photo, mais comme j’en ai fait une la semaine dernière par grand beau, c’est pas très grave.

Bizarre, le sac à dos est plus lourd qu’au départ !

De la Goulandière à Arbois, je connais, j’y suis dans 1h maxi et effectivement, pas de mauvaise surprise.

Note à moi même: Ne pas sous estimer la quantité d’eau à emporter.

Pas grave, j’en prendrai dans la Bourne en passant..

Je passe sous la cascade mais pas évident d’y prendre de l’eau, pas grave, j’en prendrai dans la Bourne.

Je comprend vite que le sentier ne passe pas près du cours d’eau, 1/2 litre d’eau pour rallier Pont, pfff… facile, il est 10h, j’y suis à midi max.

J’avance, j’avance et je n’ose plus boire, au cas ou. J’aperçois une passerelle et et ? un bruit d’eau ! Chouette, une petite chute d’eau au bord du chemin. Je pose mon sac, oufff ça fait du bien. Bon, ou sont mes poches à eau ? ou est mon filtre ?

Note à moi même: Réfléchir à l’agencement du sac… Et penser à finir de bricoler le filtre à eau.

Je repars 1h plus tard avec 3 litres d’eau après avoir entièrement vidé et refais mon sac.

1 poche à eau filtrée, 2 demi litres dans les portes bouteilles et la poche qui a servi à prélever l’eau qui est pleine mais qui doit être filtrée.

Bon, Pont, ça sera pour cette après midi mais j’ai de l’eau.

Initialement je devais quitter le Fil de la Bourne à Chatelus pour rejoindre Saint Julien par le pas de l’Allier mais j’ai des recommandés à poster et des chèques à poster, donc direction la poste de Pont. Elle ouvre à quelle heure la poste ? un coup de 4G et Hop, mince elle est ouverte que le matin!

Bon, j’ai plus qu’a attendre demain matin, du coup j’ai de l’eau et j’ai du temps.

Pose repas, poses sans repas et j’approche doucement de Pont.

Je vais bivouaquer le plus près possible de Pont , comme ça demain, je cache le sac à dos et j’y vais léger.

Compliqué de poser le camp dans le secteur, pas beaucoup d’emplacements mais ça y est,

et sur le chemin qui même à Chatelus en plus. Je coupe le suivi de la balise satellite.

Je pensais couper la balise (qui donne ma position en temps réel) une heure avant le point de bivouac pour ne pas me faire repéré si jamais quelqu’un de mal intentionné à accès à mes coordonnées, mais c’est le début, personne n’a l’adresse de mon site et je suis trop fatigué pour aller plus loin.

Je suis content parce que j’ai bien attaqué la côte qui mène à Chatelus et comme j’ai les jambes en compote, mal aux hanches, aux cuisses et aux pieds, j’aurais pas ça à faire demain avec le sac sur le dos.

Le tarp est posé, mal posé mais bon, pas grave, pour la première nuit, et vu comme je suis claqué, je vais bien dormir.

La poste ouvre à 8h30, j’y serai à 8h30, pas de temps à perdre. Je mets mon réveille à 7h30 au cas ou…

Il est tôt, 16h, je m’allonge et je m’endors presque, faut que je bouge. 17h, j’envoie quelques mails, textos, appels, je mange et dodo à 20h.

Jour 2 (Mercredi)

Réveillé à 6h30, j’ai mal dormi, bouffé par les moustiques,demain je pose le hamac, ça sera plus confortable et il a une moustiquaire. Je me lève aussitôt, . Le tarp est gorgé d’eau avec la rosée, il est tout détendu et la condensation intérieure me coule dessus à chaque fois que je touche les parois, c’est l’inconvénient du nylon. Aïe aïe aïe les jambes, quelques étirements et ça va mieux

Note à moi même: Acheter des tendeurs parce que j’ai oublié ceux que j’ai prévu pour tendre le tarp

Grignotage, toilette et:

Note à moi même: penser qu’il faut garder de l’eau pour la toilette, le petit dej et de quoi rejoindre le prochain point d’eau.

je démonte le bivouac , en essayant de mieux ranger le sac que précédemment et je cache le sac. Je quitte le bivouac à …8h25.

J’ai pris une bouteille d’eau d’1/2 litre remplie à moitié pour l’aller retour jusqu’à Pont (environ 40 Mn)

Je passe devant une fontaine au pont Picard, super, je remplirais ma bouteille au retour.

La poste, envoyée comme une lettre, je remplis ma bouteille et repars en pensant que j’aurais dû prendre une poche à eau pour assurer le coup parce qu’il ne me reste que 1,5 litre pour rejoindre Chatelus.

Je monte les escaliers qui mènent au pied du chemin de Chatelus, arrivé en haut, je vérifie dans mes poches que je n’ai rien perdu ou oublié, pas envie de m’apercevoir qu’il me manque quelque chose arrivé au sac à dos…Et…et… Ben!!! une poche à eau…

Je l’avais mise dans ma poche hier soir pour ne pas l’oublier… Demi tour, à moitié content, à moitié pas content.

Note à moi même: Réfléchir avant d’agir.

Je remplis la poche et repars vers le sac à dos que je récupère et me voilà parti vers Chatelus pour affronter le pas de l’Allier.

Arrivé à Chatelus, je trouve une aire de pic nic avec table, bancs et fontaine, royal vu qu’il est midi et que je viens de me taper un dénivelé de 250 et je ne m’y attendais pas et que j’ai re les jambes en compote.

Un panneau avec carte me fait remarqué que je suis plus près de Saint Martin que de Saint julien et que malgré mes 8 jours d’autonomie de nourriture… J’ai vidé mes placards dans mon sac sans regarder ce qu’ai pris, je n’ai que des pâtes (1 kg) de la semoule (5 portions), de la purée (5 portions) des gâteaux secs, un morceau de comté et une pomme, pas très équilibré tout ça!

Je décide donc de prendre la direction de Saint Martin pour faire un ravitaillement pour équilibrer mes repas.

Je mange tranquille, jette un œil à ma balise.

Note à moi même: Ne pas oublier d’activer ma balise.

Je nettoie la poche à eau de prélèvement et la rempli d’eau potable ainsi que les autres contenants.

Je repars 1h plus tard. Le démarrage est difficile, j’ai mal partout à froid.

Ça grimpe d’entrée, départ à 480m à Chatelus pour 1260m au pas de l’Allier, je me dis que je vais prendre mon temps et ça va bien se passer et le temps est de la partie encore une fois. Le temps donné sur mon gps est de 2h40 pour 6 km, même si je traîne, je vais mettre maxi 3h30 et comme je suis parti à 13h, à 16h30, je suis là haut.

Je galère pas mal, je fais des poses, pleins de poses. Toutes les occasions sont bonnes pour faire une pose; croiser et discuter avec des gens, boire, regarder le paysage, et enfin, j’arrive au pas de l’Allier à 17h30…

La moyenne pitoyable, presque le double…

Bon, je prends la direction de Saint Martin et je m’éloigne du sentier pour poser le bivouac discrètement. Il me restera 1h de marche pour rejoindre Saint Martin, Facile.

J’ai les jambes en compote…

Pose du hamac et du tarp en protection au dessus.

Il me manque une sardine.. Pfff ça commence bien. Bon, c’est pas trop grave, j’en ai en rab.

Note à moi même: vérifier que je n’oublie rien en quittant le bicouac.

Ce soir, c’est pâtes, je sors le réchaud à bois, et hop, une pomme et dodo, cette nuit je vais bien dormir. Je suis bien installé dans mon hamac, protégé par le tarp si il pleut. Je ferme les yeux. Mince, j’ai pas coupé ma balise, j’ouvre la moustiquaire, sors du hamac, mets mes chaussures, dépend mon sac. Ah oui, j’ai oublié de dire que mon sac à dos est hissé en hauteur pour être hors de portée d’éventuels petits animaux qui chercheraient un abri pour la nuit, et le sachet de nourriture hissé à un autre endroit plus éloigné du campement. Les anecdotes relatant des sangliers attirés par la nourriture sont nombreuses.

Donc, j’éteins la balise qui est fixée au sac, je remonte le sac, et je retourne me coucher.

Jour 3 (jeudi)

Réveille à 6h, ce matin c’est grasse mat jusqu’à 7h, j’ai tout mon temps, Saint Martin n’est qu’a 1h. Brouillard dans la forêt, je n’aurai pas trop chaud aujourd’hui.

A 7h je me lève, Aïe aïe Aïe, étirements et ça va mieux, pas bien hein, juste mieux.

Ce matin c’est premier rasage à la dur, c’est a dire comme les cowboys, boussole ouverte pour utiliser le miroir posé sur une branche , rasoir simple lame et savon d’Alep en guise de mousse à raser.

J’avais testé une fois l’année dernière et malgré l’eau chaude je m’étais fait 3 coupures.

Cette fois, c’est à l’eau froide et c’est concluant. Ça arrache un peu mais en prenant mon temps ça le fait.

Quelques gâteaux au petit dej, démontage du campement activation de la balise et go. Il est 9h15, je suis à l’épicerie de Saint Martin à 10h30 max.

Je fais quelques mètres, me retourne , vérifie l’emplacement du campement, je n’ai rien oublier, je peux y aller

10h30, je consulte mon GPS, il reste 45mn de route….Ben, je suis sur le bon tracé pourtant, pas grave, j’y suis large avant midi.

11h50, j’arrive à Saint Martin, ouf, l’épicerie ferme à 13h.

Je prend 2 bouteilles de 1L de Perrier pour remplacer les 1/2L de mes portes bouteilles, ça me fera une capacité max de 4L avec les 2 poches à eau Platypus de 1L.

Je prend des fruits, des barres de céréales et un morceau de fromage.

Je fais le plein d’eau à la fontaine de Saint Martin, je paramètre le GPS pour aller à la fontaine du Play, je passe loin de Corrençon, trop mal au jambes pour faire le détour, du coup je suis la trace GPS, direction Tourte. Les départs sont pénible, mal au jambes, un peu aux épaules mais au bout d’un moment, c’est supportable et je sais que ça ira mieux de jours en jours.

Je marche sur une petite route, c’est pénible le bitume, les bâtons font du bruit, vu que les caoutchoucs sont percés, il faudra que je bricole un système pour arranger ça.

Je passe le village des Moreaux et tombe sur le GR qui mène au col de la Sarna. Je ne tilt pas en lisant “col” mais 100m plus loin, j’attaque une montée de 700m de dénivelé sur 3Km.

Heureusement que c’est en sous bois, les nuages sont partis.

A coté de celle là, le pas de l’Allier peut aller se coucher, pas un mètre de plat, ceux qui ont tracé ce sentier n’étaient pas des rigolos.

Je contrôle mon GPS et vois que je passe par la prairie de Darbounouse, génial, pas de tarp à monter, je vais squatter l’abri des moutons à coté du refuge du gardien. je pose mon matelas, mon duvet, un sur-sac et dodo, sauf que arrivé sur place, il y a une clôture tout autour et j’entends les cloches tinter à coté, du coup je vais poser mon tarp au bout de la prairie, au moins je ne serai pas dérangé par les moutons et les chiens.

Je pose mon sac, désactive ma balise, j’installe mon tarp et commence à me rend compte qu’il y a des moustiques. Pas grave, j’étale le hamac sur le sol sous le tarp et je surélève la moustiquaire.

Au loin, je vois les moutons qui avancent doucement…. dans ma direction.

Des jeunes se sont installés à 50m, ils doivent venir d’où je vais car je ne les ai pas vu arriver.

La prairie n’est pas assez grande, ils ne peuvent pas bouffer l’herbe ou ils sont ?

Je continue mon installation et vois les moutons approcher, approcher avec les chiens et… 2 bergers ouf, je ne vais pas me faire bouffer ce soir!

Quand les moutons sont à 100m, je vais discuter avec les bergers, enfin le berger et la bergère, très sympas. Ils promènent les moutons autour de la prairie pour les faire changer d’endroit. Vers 21h, ils ont rentrés les moutons au parc pour passer la nuit.

J’ai mangé froid, pas envie de faire du feu, j’ai dormi jusqu’au matin.

Jour 4 (Vendredi)

Réveil à 6h30, je me lève aussitôt en faisant attention de ne pas toucher le tarp, toilette, petit dej, rangement du matériel, le tarp est compliqué à plier quand il est couvert de condensation, même en le secouant, il se colle sur lui même, mais bon, il y a plus embêtant comme situation dans la vie, comme se lever le matin pour aller travailler, par exemple…

J’active la balise et constate qu’elle est presque vide, c’est donc ça la sonnerie que j’ai entendu pendant le rangement du camps. je sort la batterie, y branche la balise et profite pour y mettre le téléphone en charge aussi.

Le démarrage est moins difficile ce matin, déjà, le sentier est plat et je suppose que mes jambes commencent s’y faire.

Je dépasse des jeunes qui font une pose à l’ombre, le soleil commence à taper.

J’arrive à la cabane de la Jasse du Play vers midi, juste avant les jeunes qui m’ont rattrapé.

Je débranche ma balise et mon téléphone qui sont chargés, ma batterie est à 50%

Pose casse croûte à la cabane, j’en profite pour donner quelques croûtes de fromage à une souris pas du tout farouche, puis je repars en direction de la cabane de Pré Peyret en passant par la fontaine du play ou j’ai fais le plein de 4 L d’eau avant de repartir.

1h plus tard j’étais à la fontaine de la Chau avec mes 4L d’eau. Grrrr ! Suivi par les jeunes qui avaient fait le plein d’eau comme moi…La cabane de pré Peyret étant donné pour moins de 3h, je vide 2 litres ou plutôt 2 Kg.

Des gens arrivent, ils expliquent que les bergers de Darbounouses leur ont dit que les chiens avaient aboyés toute la nuit à cause des loups, moi, j’ai rien entendu…

Je discute avec un gars qui me demande mon parcours et je lui dis que j’envisage de rejoindre pré Peyret, puis demain Aller à Archiane et retour à Pré Peyret, ce à quoi il me répond qu’il y a plein d’eau entre pré Peyret et Archiane.

Avant de partir de la chau, arrivent 2 jeunes filles avec qui je reste discuter un peu. elles vont aussi à pré Peyret mais veulent faire une pose à la Chaux et se prendre un café. Grande pose, donc. Je me dis que si ça ne les inquiètent pas de rejoindre pré Peyret ce soir, en partant plus tôt qu’elles, j’ai large le temps.

Large le temps, oui mais faut pas se planter. Comme j’ai un GPS sur mon téléphone mais que je ne l’active que quand je suis pas sûr de moi, j’ai tendance à ne pas regarder les panneau et voilà, demi tour pour retrouver le chemin de pré Peyret.

Quelques instants plus tard, j’entends quelqu’un derrière moi, Yannick (e) qui était à la fontaine de la Chau ou du Play, qui est partie plus tôt que moi, c’est planté de chemin comme moi mais qui est allé bien plus loin que moi, du coup nous faisons un bout de chemin ensemble puis c’est l’heure de la pose pour elle.

Je continue en gardant un bon rythme mais à un moment, je me dis que je n’atteindrai pas la cabane de pré Peyret ce soir et que si je veux monter le bivouac dans de bonnes conditions, il vaut mieux que je stop dès que je trouve un endroit pour poser le hamac, endroit qui se présente rapidement dans les bois avant le pré Peyret. Demain il me restera 30 mn de marche.

18h45,je pose le sac, désactive la balise….qui est éteinte… je l’allume, elle est chargée, je la branche à la batterie pour voir le problème, puis la débranche et un compte à rebours démarre avec un message qui dit que la balise va s’éteindre au bout de 30 secondes si je ne touche pas un bouton! C’est quand même bizarre comme protocole…

Note à moi même: Il faut vraiment que je lise les notices des appareils.

Pour le repas, c’est semoule de couscous avec un cube persillade, un peu à l’arrache mais suffisant pour ce soir. Je me couche juste avant la nuit, j’aurais peut être pu rejoindre l’objectif mais demain il fera jour.

Jour 5 (Samedi)

Réveil vers 6h30, soleil, mon thermomètre est éteint, je ne le recharge pas, je préfère privilégier le téléphone et la balise.

Le rituel du matin, avec quelques ratés encore, mais si c’est toujours long entre le réveil et le départ (environ 1h40)je commence à trouver mes marques.

Je vérifie les batteries, j’active la balise, je m’assure que tout soit à sa place sur le sac à dos, pour l’intérieur, c’est maintenant acté, chaque chose à sa place en fonction de la journée qui se prépare, je me retourne pour vérifier que je n’oublie rien et Go.

Je me dirige vers la cabane de pré Peyret et je vois les 2 jeunes filles qui sortent de leur tente, elles ont bien marché et elles n’ont pas du se tromper de chemin…

Un peu plus loin, des jeunes rangent leurs affaires sous le regard d’un vététiste qui regarde sa montre puis eux puis sa montre, comme si il trouvait qu’ils n’allaient pas assez vite. Un garde du parc ? Le bivouac est autorisé de 17h à 9h et il est 9h passé. Je continue ma route et arrive enfin à la cabane de pré Peyret, puis 200 m plus loin, à la fontaine.

Comme je suis seul, j’en profite pour faire ma lessive, ma vaisselle et faire le plein d’eau

Les 2 jeunes filles arrivent après moi et me disent qu’elles ont faillit se poser dans les bois hier soir mais ont préféré pousser jusqu’au pré. J’aurai pu avoir des voisines cette nuit.

On discute un peu, elles vont à Châtillon et partent après avoir fait le plein d’eau, 7h de trajet.

Il fait grand beau, je sors le panneau solaire pour charger ma batterie et je fixe sur le sac à dos. Je traîne un peu et prend la direction d’Archiane avec 4 litres d’eau, on ne sait jamais.

A un moment, je me retrouve à une cabane de bergers et j’active le GPS pour me rendre compte que je ne suis pas du tout sur le bon chemin, plutôt que de faire demi tour, je trace à l’azimut pour rejoindre le bon tracé et je tombe sur un chemin qui m’y amène. 2h de perdus.

J’arrive sur les hauteurs d’Archiane vers 16h, sans avoir vu le moindre point d’eau et en discutant avec des personne présentent, elles me confirme qu’il n’y a aucun point d’eau entre pré Peyret et Archiane.

Note à moi même : ne pas faire confiance aux gens

Pour moi, le projet état de faire une boucle de 20 km de pré Peyret à Archiane et retour à pré Peyret mais c’était sans compter sur le dénivelé de 900m à descendre et à remonter au retour.

Un gars m’annonce 1h50 pour rejoindre Archiane, mon GPS me dit 1H…..

Il me reste 2,5L d’eau, assez pour rejoindre Archiane ou il y a de quoi se ravitailler mais en partant d’Archiane avec 4L, combien il va me rester pour rejoindre pré Peyret après avoir monté les 900m ??? Je préfère jouer la prudence et renoncer, je retourne à pré Peyret, surtout que des gens venant du bas ont été déçus de ne pas avoir eu une vue d’ensemble sur le cirque(peut être pas le bon itinéraire?)

En rentrant à pré Peyret, je trouve l’endroit ou je me suis trompé de chemin, bien indiqué pourtant. Puis je croise un groupe de 5 jeunes gens qui vont à Châtillon, ils sont à 6h de marche, pensent marcher encore 1h avant de bivouaquer. Quand je leur demande si ils ont de l’eau, ils m’annoncent qu’ils ont 1,5L d’eau par personne et en rigolant, un d’eux m’annonce qu’ils vont faire des pâtes ce soir. Je leur conseil de rejoindre pré Peyret par prudence pour faire le plein d’eau mais ils déclinent la proposition. Je leur indique juste qu’ils trouveront de l’eau à la cabane de Châtillon, sur ce, nous nous sommes séparés.

J’arrive à pré Peyret à la nuit tombante, installe le campement, décide de me faire un plat de pâtes et en allumant mon réchaud à bois, je me dis que quand je serais descendu de la montagne, ça ne sera pas très prudent de l’utiliser, je décide d’en acheter un à gaz dès que j’en trouve un.

Demain, je prends le chemin de Châtillon , j’espère ne pas trouver 5 cadavres sur le chemin..

La nuit se passe au son d’une rave party vers le col du Rousset quand le vent pousse les basses vers moi.

Jour 6 (Dimanche)

Réveil vers 6h30, petit dej rapide, il ne me reste que 5 biscuits pris avec quelques gorgées d’eau. Rangement rapide du campement, départ vers 7h30, après avoir fait le plein d’eau fraîche.

3 gars ont dormi sous tarp ils rangent leur campement quand je passe devant eux.

J’attaque une petite côte qui commence à n’en plus finir et qui commence à être de plus en plus pentue, Ben ouai, le sentier passe par le glandasse 1941m, pré Peyret est à 1607m

La montée est difficile, beaucoup de poses, pour me reposer, boire et manger des framboises, y en a partout, les gens ne les voient pas ? n’en veulent pas ?

Dans la montée, j’entends parler à 100m derrière moi, je continue, personne, je fais une pose à l’ombre d’un pin et un gars arrive et pose son sac pour faire une pose aussi, c’est un des gars qui était à pré Peyret et il me dit que j’ai un bon rythme, ils sont partis juste derrière moi et pensaient me rattraper avant. Les 2 autres n’arrivent pas, alors ont discute.

Quand ils arrivent, ils repartent tous ensemble, je les laisse partir devant le je repars à mon tour. Je les double un peu plus loin quand ils s’arrêtent pour manger, il est environ midi, je continue 1h et m’arrête à mon tour, pour les voir me dépasser quand je mange une bonne purée de pomme de terre froide, trop de vent pour allumer mon réchaud à bois. C’est très bon, la purée froide, si si !

Quand je repars, ils sont déjà loin, je les voit au milieu du dôme du glandasse au moment ou j’y parviens à peine.

Je me dis qu’ils ont mis une sacré distance entre nous.

Je passe le dôme et commence la descente vers Châtillon. Difficile la descente, très glissante, regarder le sol, toujours le sol, rien que le sol, j’ai les jambes de plus en plus douloureuses, la position en descente est très inconfortable et elle n’en fini pas cette descente, 1350m de dénivelé sur environ 10 km, un calvaire pour mes chevilles, anches, genoux. A un moment, je rattrape les 3 jeunes, ils s’attendaient à me voir arriver à leur niveau. Je fais un bout de chemin avec eux, on fait une pose et je les laisse partir devant, j’en peux plus, je suis plus un monteur qu’un descendeur, je me demande même si je vais arriver à Châtillon ce soir. Je repars au ralenti, mon pied droit glisse, je me retrouve sur le genou gauche, impossible de me relever, je m’appuie sur mes bâtons, je force tout ce que je peux, rien, plus de force, je me penche sur le coté et après un énorme effort, j’y parvient tout de même. j’ai tellement forcé que j’ai la jambe droite qui tremble, je n’ai rien de sucré, plus d’énergie, il va falloir continuer doucement.

Je passe un panneau annonçant Châtillon à 2h, je me dis que si j’y arrive dans 3 H ça sera bien. Plus tard, je passe un autre panneau Châtillon à 1h, j’ai mis 1h30 entre les 2, je continue et j’arrive enfin à Châtillon, sur les rotules, oui mais j’y suis. Bon, il me faut un hébergement, Dans la descente, j’ai appelé plusieurs numéros mais personne n’a répondu.

Je passe à coté d’une étape de la grande traversée du Vercors, je peine à monter les 5 marches, complet…. je vais vers le centre ville, je rempli un litre d’eau à une fontaine, je demande à un habitant qui m’indique un hôtel, fermé. Je me pose sur la terrasse d’un café, commande un diabolo menthe, plein de sucre, puis un autre, puis 2 autres. j’y reste 1h et quand je repars, ça va nettement mieux. Ce soir, ça sera bivouac, pas le choix de toute façon.

Je retourne à la fontaine pour faire le plein d’eau et rencontre la même personne qui me dit qu’il y a un pré avec un cabanon à 1 km, super, en approchant, je vois un couple quitter un parking avec des gros sacs sur le dos, dommage, ils vont prendre ma place, mais c’est le jeu.

Je les suis, et je vois un terrain, non pas avec un abri mais des tables de pic nic. Je repère un endroit ou poser mon tarp, j’y pose mon sac et je vois le couple arriver. J’annonce tout de suite que c’est là que je m’installe, ils trouvait l’endroit plaisant aussi. Ils s’installent plus loin. Je discute avec eux, ils ont l’intention de monter à la cabane de Châtillon, je leur conseille de partir à la fraîche. je monte mon tarp à la frontale, je mange de la purée froide à la frontale et au lit.

Quelle journée !

Jour 7 (Lundi)

Je me lève vers 7h, range mon bivouac, constate que le couple est toujours là, je m’en vais vers 8h direction la boulangerie, il ne me reste rien pour le petit dej.

Je passe voir à l’hôtel qui était fermé hier, complet. Je passe à l’épicerie, prends quelques fruits et gâteaux.

Je Décide de pousser jusqu’à Die, j’aurai plus de chance de trouver un hébergement et acheter le matériel dont j’ai besoin , c’est une ville bien plus grande. Mon GPS m’annonce une arrivé sur Die vers 18h30, en passant par un sentier qui paraît agréable, bordés de ruisseaux. Je prend 2L d’eau à la fontaine et je vois le couple passer en voiture devant moi, ils ont renoncé ?

Le sentier monte pas mal, mais ça va. Je croise des gens, discute un peu et voilà qu’arrive le couple en face de moi, le sentier est une alternative au sentier que j’ai descendu hier et beaucoup plus facile, Si j’avais su…

J’ai déjà bu 1L d’eau quand je passe à coté d’un ruisseau… asséché….

Je trouve une petite source avec une petite retenue d’eau, j’y prélève 1L à l’aide d’un gobelet, je la filtrerai si j’en manque.

Plus loin, je m’arrête pour manger et j’en profite pour filtrer l’eau.

Je repars et passant à coté d’une autre source, j’y prélève également 1L, Die ne doit plus être très loin.

Il est 18h et je suis en pleine nature, bon, je vais devoir trouver un endroit pour bivouaquer, il faut que je comprenne pourquoi je n’arrive pas à tenir les délais du GPS, ça devient compliquer à gérer.

Je repère un endroit en pleine foret de résineux, installe mon campement, juste le hamac, sans tarp, il n’y a pas de pluie de prévue et j’ai envie de voir ce qui se passe autour de moi. Je mange ma dernière portion de purée froide, pas question d’allumer du feu ici. Je me couche dans la foulée.

Jour 8 (Mardi)

Ça fait 1 semaine que je suis parti, je me dis que les bivouacs vont devenir une habitude à la longue mais comme je n’ai pas encore essayé toutes les configuration possibles, je ne vais pas tomber dans la routine de sitôt.

Je repars vers Die, ça monte toujours, les jambes s’habituent, puis j’arrive dans une descente abrupte qui me fait penser à celle vers Châtillon, du coup je descend très lentement mais ça tire sur les jambes quand même. J’arrive au dessus de Die, je prend mon téléphone et appelle le premier hôtel de la liste, l’hôtel des Alpes, ils ont de la place, ils ouvrent à 15h. Je leur dit que j’y serai en soirée, j’arrive à Die vers Midi.

Je visite la ville puis pose mon sac à la terrasse d’un bar et en tournant la tête, je vois l’hôtel juste à coté. Je décide d’aller faire un tour en attendant 15h et la patronne du bar me propose de laisser mon sac au bar. Quel plaisir de se promener léger.

Arrivé à l’hôtel, je vide mon sac, y sort mon pc l’allume. Il ne s’allume pas… je le branche, il s’allume, je le débranche, il s’éteint. Je regarde la charge de la batterie, vide, elle ne charge pas. Je regarde le pc de plus près, il y a une trace d’impact au dos, le capot légèrement enfoncé, j’imagine que la batterie est derrière et qu’elle a prit un coup. Le pc est calé contre mon dos dans le sac mais le sac est tombé  d’une petite hauteur, je suppose que ça a suffit. J’en profite pour charger mon téléphone, mon thermomètre, ma batterie et ma balise qui est presque vide, c’est bizarre ça, elle était chargée ce matin.

Je vais me promener, ce soir c’est restaurant puis je rentre à l’hôtel et je me couche

Jour 9 (Mercredi)

Petit dej à l ‘Hôtel, puis chambre pour faire un point des achats à effectuer. j’entends la balise qui sonne, plus de batterie… Il y a un soucis, moins de 12 h d’autonomie en veille pour 50h annoncé en fonctionnement, la batterie est certainement à changer, je vais acheter des outils pour accéder aux batteries de la balise et du pc.

Je trouve une boutique de sport qui propose des accessoires de camping, j’y trouve un réchaud à gaz, des élastique et divers bricoles, puis achat de bouffe pour les jours que j’ai prévu pour bosser sur le site.

Pas d’outils par contre, du coup je rentre à l’hôtel, je verrai ça demain. Après midi à batailler avec les accès au site internet, trouver la méthode pour pouvoir travailler sur le site en attendant que mon pc soit réparé, je termine le peu d’administratif qui me reste à régler, la soirée arrive vite, il est déjà 23h je me couche, vivement demain.

Jour 10 (Jeudi)

Après le petit dej, je fais le point sur tout.

Je constate que j’arrive à garder assez de batterie pour charger la balise et le téléphone mais comme il est difficile de garder le panneau solaire orienté au soleil en marchant, à moins de faire des journées OFF juste pour la recharge, je décide de renvoyer mon drone et ma go pro, il ne me sera pas possible de les alimenter et de garder une réserve pour le téléphone et la balise.

Je prévois donc de passer par la case poste.

Je passe la matinée à chercher des outils que je fini par trouver, retour à l’hôtel, démontage de la balise, prise en photo de la batterie et remontage de la balise.

Puis au tour du pc et effectivement, l’impact se situe au niveau de la batterie. Je vérifie le reste de la carte mère, rien de suspect. Je prend une photo de la batterie et je remonte le pc.

Je passe le reste de la journée à écrire ce récit et je me couche à 23h30.

Jour 11 (vendredi)

Debout à 7h, je passe commande des batteries puis petit dej

Je télécharge les photos et vidéos prises avec la go pro et avec le téléphone, puis je continue ce récit.

Je passe le reste de la journée à essayer et comprendre comment changer les photos et les titres sur le site, mon projet ayant changé depuis que je l’ai réceptionné.

Je passe à la poste chercher des colis pour renvoyer mon pc et divers accessoires. Sans batterie, il me faut une alimentation pour utiliser le pc, après un essai peu concluant, j’ai quand même décidé d’essayer de gérer le site sur mon téléphone, si je n’y arrive pas, vous n’aurez des nouvelles que quand j’aurais accès à un pc.

J’arrive à la poste à 16h34, pas de chance, ça ferme à 16h30. j’y retourne demain matin. Retour à l’hôtel pour finir la journée.     

Jour 12(Samedi).

Je termine ce que j’ai à faire sur le site dont j’apprends peu à peu le fonctionnement. Mince, 11h45.. on est samedi, la poste ferme à quelle heure ? Midi, juste le temps d’y déposer les colis, pour le pc, j’en ai encore besoin, je l’expédierai lundi. Retour à l’hôtel, je prépare l’itinéraire pour rejoindre les Baronnies puis je vais prendre l’air pour terminer la journée.

Jour 13(Dimanche) Je prévois de repartir sur Châtillon par les vignes, (le trajet par Valcroissant par lequel je suis arrivé ne me tente pas du tout) pour reprendre l’itinéraire initial, le parcours est déjà tracé) même si n’ai pas prévu de le suivre à la lettre. Après le tour des Baronnies, direction le mont Ventoux, puis les gorges du Verdon et ensuite les calanques pour remonter ensuite jusqu’à Pont Saint Esprit ou je dois être en octobre, Je n’ai pas encore décidé de la suite.

Je cale tout dans le sac à dos et je quitte l’hôtel. Il est 9h30.

Suite
 

Le trajet se passe plus rapidement que pour venir à Die et je retrouve l’endroit ou j’avais bivouaqué à Châtillon vers 18h après avoir fait le plein d’eau en passant près d’une fontaine.

Je prends le temps de m’installer, de manger, je prépare l’ordinateur pour l’expédition et dodo.

Jour 14(Lundi)

Réveil à 7h30, petit dej, toilette, démontage du camp et direction la poste pour expédier mon ordinateur. Après la poste, je me pose à la terrasse d’un café pour voir comment rejoindre Buis les Baronnies. Je décide de passer par Luc en Diois pour avoir un  ravitaillement. Il est 10h00 quand je quitte Châtillon. En arrivant à proximité de Luc, un vrombissement se fait entendre et je vois une machine imposante sur la voie ferrée. Je pense aux habitants qui doivent supporter ce bruit et je me dis que dans 1 heure ou 2, je ne l’entendrai plus. Je fais le plein d’eau et de nourriture, puis décide de la suite du trajet pour rejoindre Buis et repars de Luc vers 16 h.  Le trajet s’impose, ça sera le GR91 de Lesches en Diois jusqu’au Poët en Percip (il y a quand même de drôles de noms de villes) puis le GR4 jusqu’à Buis. L’avantage des GR est qu’il y a des points d’eau et des alimentations jamais très loin.

Combien de jours de marche ? je ne m’en soucie pas, je n’ai aucunes contraintes de temps. Je décide de stopper tôt et je pose le camps vers 17h30.

Jour 15(Mardi)

Réveil à 7h30, départ à 9h, je prends le temps, il n’y a rien qui presse. J’arrive en soirée à l’entrée de Beaurières, et trouve un spot idéal au bord de la voie ferrée pour poser le hamac. Je suis sur de ne pas être déranger par un train avant demain matin, s’il y a encore des trains qui circulent sur cette voie. Le rituel du soir terminé, je me mets dans le hamac vers 20h30 à la nuit tombée et observe les environs mais surtout un chantier qui vient de démarrer à quelques centaines de mètres de moi.

Je trouve quand même drôle de voir  un chantier de travaux public commencer si tard, ils sont motivés dans le coin… Vers minuit je suis réveillé par un bruit de pelleteuse et quand j’ouvre les yeux, je distingue juste les dernières lueurs d’un gyrophare orange qui disparait vers la voie ferrée. A ce moment, je comprends que le chantier est sur la voix ferrée mais quand même assez loin pour ne pas trop me déranger quand j’entends un vrombissement s’approcher et je vois l’engin qui était à Luc en Diois arriver et s’arrêter juste à 20 mètres devant moi avec des phares de travail qui éclairent tout l’endroit…Avec les milliers de kilomètres de voies en France, il a fallut que cette machine vienne se garer juste devant moi, pas 50 mètres plus loin, non non, juste en face de moi… J’ai passé une nuit blanche tellement il y avait de bruit et j’ai dû fermer l’œil vers 6h du matin quand  les engins ont quittés les lieux. Pas facile de choisir un lieu de bivouac.

Jour 16(Mercredi). J’ouvre les yeux à 7h30, quelle nuit!

Pas grave, je dormirai mieux la nuit prochaine. Je quitte le “spot” vers 9h, je traverse Beaurières, direction le col de Cabre pour rejoindre Valdrome. Pose grignotage à 11h au col de Cabre, j’en profite pour poser mon panneau solaire et charger ma batterie. Je prend conscience en voyant passer les camions que les vacances sont terminées pour beaucoup, mais les miennes ne font que commencer. A ce moment je savoure ma chance.

L’objectif de la journée, comme toutes les journées, est de me ravitailler en eau et en nourriture. Pour la nourriture, ce n’est pas très inquiétant, j’ai de la réserve dans mon sac, environ 4 jours d’autonomie, mais pour l’eau, c’est plus compliqué car avec 4 litres, selon qu’il fasse chaud ou pas, la configuration du terrain, la distance à parcourir,  je peux arriver au point d’eau suivant avec 2 litres de réserve comme avec seulement 1/2 litre. Difficile de se fier aux sources et points d’eaux signalés sur les cartes, tantôt asséchés, inexistants ou inaccessibles. Mon chemin passe donc par des villages ou je peux trouver une fontaine, un lavoir, des wc publics, un cimetière ou demander de l’eau aux habitants. En général, je traverse 2 villages par jour, ce qui me garanti de ne pas manquer d’eau et d’en avoir assez pour les repas et les toilettes du soir et du matin et assez pour rejoindre le point d’eau suivant. Prochain village, Valdrome, je me suis mis dans la tête que c’est une commune importante, mais c’est un petit village, pas de commerce, dommage, j’aurais bien mangé quelques fruits. Je fais le plein d’eau et repars direction Montmorin. Je me pose en soirée dans un bois, beau temps annoncé pour la nuit, tant mieux, ça sera hamac seul, les contraintes sont moindres pour poser le hamac sans le tarp. Je consulte mon GPS pour organiser la journée suivante. Après Montmorin, il y a Rosans et une épicerie qui ouvre à 15h30 l’après midi, et vu la distance, je devrais y arriver vers 17h.

Jour 17(Jeudi)

Le ciel est couvert, la pluie est annoncée pour la nuit prochaine, ça va être la première pluie depuis mon départ, ça ne m’inquiète pas, il y en aura d’autres.

Après avoir plié le camps, je pars direction Montmorin ou je prend de l’eau à une fontaine puis je sors du village. Au bord du chemin, un panneau m’annonce la présence d’un troupeau de moutons gardé par des chiens. Même si j’ai déjà rencontré des troupeaux et que je n’ai jamais eu le moindre problème en suivant les recommandations, ça m’inquiète quand même. Après quelques centaines de mètres, j’entends les clochettes qui m’annonce le troupeau mais il n’est pas à proximité du chemin et les chiens n’ont même pas remarqué ma présence.

Je m’arrête pour manger sur une aire de pique nique et repars direction Rosans derrière un groupe de marcheurs qui décident de prendre un raccourci, sans doute en voyant les nuages grossir. Je décide de rester sur le chemin balisé et constate lorsqu’ils reprennent le sentier normal qu’ils ont une sacrée avance sur moi si bien que je décide de couper à travers bois pour les rattraper, alors que j’ai le temps, pour me rendre compte qu’ils ne prennent pas la même direction que moi et que je n’ai plus qu’a faire demi tour pour retrouver le chemin vers Rosans. Je rattrape une piste forestière monotone,  et je commence à distinguer Rosans au loin. Il est 14h, avec l’habitude, je sais que vu la distance, j’y suis dans 1h, pas la peine de me presser.

J’entends une voiture arriver en face, c’est quand même rare de rencontrer une voiture sur ce genre de chemin. La voiture arrive à mon niveau et ralentit et  j’entends une voix : Loïc ! Loïc! Loïc! et un gars sort de la voiture et me dit: ça y est, tu as enfin réussi à partir ! Il me faut quelques secondes pour reconnaître Stephan, qui a travailler au centre des Coulmes et qui est rentrer dans son village d’origine. on discute un peu et nos chemins se séparent là.

J’arrive à l’épicerie, fais le plein de fruits, le plein d’eau à la fontaine à coté et après avoir consulté mon GPS, repars vers Saint Auban/Ouvèze. La pluie était annoncée vers 2h du matin, elle a décidé de tomber plus tôt, il était annoncé un léger crachin, elle a décidé de tomber plus fort. J’enfile ma tenue de pluie et je repas sous la pluie il est 18h et le chemin devient glissant.

Je décide de m’arrêter dès que je trouve un endroit. Je ne fais pas le difficile, l’emplacement que je viens de dépasser est le dernier possible avant une prairie très exposée, je fais demi tour et m’y installe. Pas facile de monter le bivouac sous la pluie, je n’ai rien anticipé et mon tarp est au fond de mon sac que je dois vider en le protégeant comme je peux. 1h plus tard, tout est monté, je suis au sec, pas au chaud, il fait 11° mais au sec. Je mange rapidement et me mets au chaud dans mon duvet et je m’endors en écoutant la pluie tomber.

Jour 18(Vendredi) Il ne pleut pas même si le temps est gris. Il fera moins chaud, c’est plus agréable pour marcher. A peine je suis parti que la pluie reprend, j’enfile ma tenue et je repars. J’avance doucement, les descentes sont très glissantes et je ne suis pas pressé. Je fais le plein d’eau à Saint Auban sous la pluie, et je repars vers Le Poët En Percip ou je fais un complément d’eau.

La pluie a cessée, le soleil est revenu, c’est plus agréable pour marcher, même s’il commence à faire chaud. Je prévois d’arriver à Buis vers 17h comme je vais me poser une journée(plusieurs choses à régler) il me faut une chambre d’hôtel. Arrivé à Buis, je vais au premier hôtel que je vois et y prend une chambre pour 2 nuits.

             

   

 

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1 réflexion sur “Départ”

  1. Hey Mon Loïc, tellement heureuse que tu réalises ton beau projet. Les débuts un peu balbutiants laissent augurer un beau voyage et de belles rencontres. Savoure chaque seconde !! Ton récit nous permet d’être une peu avec toi, de t’envoyer de bonnes ondes…il nous permet aussi de nous échapper de nos vies bien rodées.
    Tchao Tchao bel ami….Je t’embrasse. Cécile

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